Joël Dicker - La Vérité sur l'Affaire Harry Quebert

Publié le par Envie de books'er

Joël Dicker - La Vérité sur l'Affaire Harry Quebert

Edition : De Fallois (poche)

Pages : 854 

Date de parution : 19 septembre 2012

 

À New York, au printemps 2008, lorsque l'Amérique bruisse des prémices de l'élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente : il est incapable d'écrire le nouveau roman qu'il doit remettre à son éditeur d'ici quelques mois. Le délai est près d'expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d'université, Harry Quebert, l'un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison. 
Convaincu de l'innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements : l'enquête s'enfonce et il fait l'objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d écrivain, il doit absolument répondre à trois questions : Qui a tué Nola Kellergan ? Que s'est-il passé dans le New Hampshire à l'été 1975 ? Et comment écrit-on un roman à succès ?

 

31- "Le premier chapitre, Marcus, est essentiel. Si les lecteurs ne l'aiment pas, ils ne liront pas le reste de votre livre. Par quoi comptez-vous commencer le vôtre ? 

- Je ne sais pas, Harry. Vous pensez qu'un jour j'y arriverai ? 

- A quoi ? 

- A écrire un livre. 

- J'en suis certain." 

 

Eh mon Nounours, TJ viens aujourd'hui te parler de sa dernière lecture. Une lecture qui fût tout simplement extraordinaire ! 

30- "Votre chapitre 2 est très important, Marcus. Il doit être incisif, percutant. 

- Comme quoi, Harry ? 

- Comme à la boxe. Vous êtes droitier, mais en position de garde c'est toujours votre poing gauche qui est en avant : le premier direct sonne votre adversaire, suivi d'un puissant enchaînement du droit qui l'assomme. C'est ce que devrait être votre chapitre 2 : une droite dans la mâchoire de vos lecteurs." 

Après plusieurs mois à rester dans ma PAL, j'ai décidé en lecture commune avec Chris (je te fais des bisous) de découvrir enfin ce gros pavé qui fait tant parler de lui. 

Je partais avec beaucoup de craintes, car, et vous commencez à avoir l'habitude, les romans qui ont un énorme succès, souvent ca ne fonctionne pas avec moi. 

29- "J'aimerais vous apprendre l'écriture, Marcus, non pas pour que vous sachiez écrire, mais pour que vous deveniez écrivain. Parce qu'écrire des livres, ce n'est pas rien : tout le monde sait écrire, mais tout le monde n'est pas écrivain. 

- Et comment sait-on que l'on est écrivain, Harry ? 

- Personne ne sait qu'il est écrivain. Ce sont les autres qui le lui disent." 

 

Je confirme, Joël Dicker est un écrivain, un put*** d'écrivain

 

28- "Harry, s'il devait ne rester qu'une seule de toutes vos leçons, laquelle serait-ce ? 

- Je vous retourne la question. 

- Pour moi, ce serait l'importance de savoir tomber. 

- Je suis bien d'accord avec vous. La vie est une longue chute, Marcus. Le plus important est de savoir tomber." 

Ce livre m'a bouleversé et cela faisait longtemps que ça ne m'était pas arrivé ! Longtemps que je n'avait pas ressenti de telles émotions face à un livre ! 

27- "Harry, j'ai comme un doute sur ce que je suis en train d'écrire. Je ne sais pas si c'est bon. Si ça vaut la peine... 

- Enfilez votre short, Marcus. Et allez courir. 

- Maintenant ? Mais il pleut des cordes. 

- Epargnez-moi vos jérémiades, petite mauviette. La pluie n'a jamais tué personne. Si vous n'avez pas le courage d'aller courir sous la pluie, vous n'aurez pas le courage d'écrire un livre. 

- C'est encore un de vos fameux conseils ? 

- Oui. Et celui-ci est un conseil qui s'applique à tous les personnages qui vivent en vous : l'homme, le boxeur et l'écrivain. Si un jour vous avez des doutes sur ce que vous êtes en train d'entreprendre, allez-y, courez. Courez jusqu'à en perdre la tête : vous sentirez naître en vous cette rage de vaincre. Vous savez, Marcus, moi aussi, je détestais la pluie avant...

- Qu'est-ce qui vous a fait changer d'avis ? 

- Quelqu'un. 

- Qui ? 

- En route. Partez maintenant. Ne revenez que lorsque vous serez épuisé. 

- Comment voulez-vous que j'apprenne si vous ne me racontez jamais rien ? 

- Vous posez trop de questions, Marcus. Bonne course." 

 

On rencontre donc ici Marcus, qui, après avoir rencontré le succès, grâce à son premier roman qui fût un best seller, se trouve confronté depuis des mois à la page blanche. 

 

26- "Si les écrivains sont des êtres si fragiles, Marcus, c'est parce qu'ils peuvent connaître deux sortes de peines sentimentales, soit deux fois plus que les êtres humains normaux : les chagrins d'amour et les chagrins de livre. Ecrire un livre, c'est comme aimer quelqu'un : ça peut devenir très douloureux." 

Marcus se retrouve donc sous la pression de son éditeur avec qui il a signé un contrat et qui l'oblige donc à lui fournir d'autres livres. 

 

25- "Au fond, Harry, comment devient-on écrivain ? 

- En ne renonçant jamais. Vous savez, Marcus, la liberté, l'aspiration à la liberté est une guerre en soi. Nous vivons dans une société d'employés de bureau résignés, et il faut, pour se sortir de ce mauvais pas, se battre à la fois contre soi-même et contre le monde entier. La liberté est un combat de chaque instant dont nous n'avons que peu conscience. Je ne me résignerai jamais." 

Il décide donc, sur invitation de son ami et ancien professeur, le célebre écrivain Harry Quebert, de venir quelques semaines à Goose Cove où réside justement Harry.

Cette maison, au calme, située près de la plage, est le lieu idéal pour retrouver l'inspiration. 

24- "Mettez-vous en position de garde, Marcus.

- En position de garde ? 

- Oui. Allez-y ! Levez les poings, placez vos jambes, préparez vous au combat. Que ressentez-vous ? 

- Je...je me sens prêt à tout. 

- C'est bien. Vous voyez, écrire ou boxer, c'est tellement proche. On se met en position de garde, on décide de se lancer dans la bataille, on lève les poings et on se rue sur son adversaire. Un livre, c'est plus ou moins pareil. Un livre, c'est une bataille." 

Malheureusement, rien n'y fait et Marcus revient donc après quelques semaines passées à Goose Cove de revenir chez lui à New York. 

 

23- "Et les personnages ? De qui vous inspirez-vous pour vos personnages ? 

- De tout le monde. Un ami, la femme de ménage, l'employé au guichet de la banque. Mais attention : ce ne sont pas ces personnes elles-mêmes qui vous inspirent, ce sont leurs actions. Leur façon d'agir vous fait penser à ce que pourrait faire l'un des personnages de votre roman. Les écrivains qui disent qu'ils ne s'inspirent de personne mentent, mais ils ont bien raison de le faire : ils s'épargnent ainsi quantité d'ennuis. 

- Comment ça ? 

- Le privilège des écrivains, Marcus, c'est que vous pouvez régler vos comptes avec vos semblables par l'intermédiaire de votre bouquin. La seule règle est de ne pas les citer nommément. Jamais de nom propre : c'est la porte ouverte aux procès et aux tourments. A combien sommes-nous dans la liste ?

- 23.

- Alors ce sera le 23e, Marcus : n'écrivez que des fictions. Le reste ne vous attirera que des ennuis." 

Harry était un des plus proches amis de Marcus et donc le jour il se retrouve accusé d'un double meurtre, Marcus n'hésite pas une seconde et retourne à Aurora en quête de vérité

 

22- "Harry, comment être sûr d'avoir toujours la force d'écrire des livres ? 

- Certains l'ont, d'autres pas. Vous, vous l'aurez, Marcus. Je sais que vous l'aurez. 

- Comment pouvez-vous en être aussi certain ? 

- Parce que c'est en vous. Un peu comme une maladie. Car la maladie des écrivains, Marcus, ce n'est pas de ne plus pouvoir écrire : c'est de ne plus vouloir écrire mais d'être incapable de s'en empêcher." 

Voilà donc pour l'histoire de départ

Parlons donc des personnages.

 

21- "Marcus, savez-vous quel est le seul moyen de mesurer combien vous aimez quelqu'un ? 

- Non. 

-C'est de le perdre." 

Marcus tout d'abord, c'est un personnage que j'ai beaucoup aimé même si au départ je l'ai trouvé fier, et imbu de lui même. On rencontre au départ un Marcus fier, sûr de lui, en effet son premier livre est un best seller, il a donc tout ce qu'il souhaite... Le succès peut en effet faire tourner la tête, ce qui est le cas j'ai trouvé au début du roman. 

20- "Harry, est-ce qu'il y a un ordre à tout ce que vous me racontez ?

- Oui, absolument...

- Lequel ? 

- Eh bien, maintenant que vous posez la question... Peut-être qu'il n'y en a pas en fait. 

- Harry ! C'est important ! Je ne vais pas y arriver, si vous ne m'aidez pas !

- Allons, peu importe mon ordre. C'est le vôtre qui compte au final. Alors à combien sommes-nous là ? 19 ? 

- Au 20.

- Alors 20 : la victoire est en vous, Marcus. Il vous suffit de bien vouloir la laisser sortir." 

Mais petit à petit, avec tout ce qui arrive à son ami, Marcus va redescendre sur terre et devenir quelqu'un de très attachant, et de très investi dans sa mission qui est de découvrir la vérité sur cette affaire. 

19- "Les écrivains qui passent leur nuit à écrire, sont malades de caféine et fument des cigarettes roulées, sont un mythe, Marcus. Vous devez être discipliné, exactement comme pour les entraînements de boxe. Il y a des horaires à respecter, des exercices à répéter : gardez le rythme, soyez tenace et respectez un ordre impeccable dans vos affaires. Ce sont ces trois Cerbères qui vous protègeront du pire ennemi des écrivains. 

- Qui est cet ennemi ? 

- Le délai. Savez-vous ce que signifie un délai ? 

- Non. 

- Ca veut dire que votre cervelle, qui est capricieuse par essence, doit produire en un laps de temps délimité par un autre. Exactement comme si vous êtes livreur et que votre patron exige de vous que vous soyez à tel endroit à telle heure très précise : vous devez vous débrouiller, et peu importe qu'il y ait du trafic ou que vous soyez victime d'une crevaison. Vous ne pouvez pas être en retard, sinon vous êtes foutu. C'est exactement la même chose avec les délais que vous imposera votre éditeur. Votre éditeur, c'est à la fois votre femme et votre patron : sans lui vous n'êtes rien, mais vous ne pouvez pas vous empêcher de le haïr. Surtout, respectez les délais, Marcus. Mais si vous pouvez vous payer ce luxe, jouez avec. C'est tellement plus amusant."

 

On a ensuite Harry, un personnage que j'ai beaucoup apprécié. On va rencontrer quelqu'un dépassé par les évènements, qui souffre d'un chagrin d'amour et qui n'a finalement pas le courage de se battre et donc de se défendre face aux accusations qu'on lui porte. 

18- "Dans notre société, Marcus, les hommes que l'on admire le plus sont ceux qui bâtissent des ponts, des gratte-ciel et des empires. Mais en réalité, les plus fiers et les plus admirables sont ceux qui arrivent à bâtir l'amour. Car il n'est pas de plus grande et de plus difficile entreprise."

 

On va faire la connaissance également de Nola. Mon dieu ce qu'elle a pu m'agacer au début du roman ! L'adolescente amoureuse très cliché, très naive et extravagante ! La fille amoureuse et bête dans toute sa splendeur ! 

Heureusement, par la suite j'ai eu l'impression que Nola était moins dans l'excès et j'ai vraiment réussi à l'apprécier à sa juste valeur. 

 

17- "Vous devez préparer vos textes comme on prépare un match de boxe, Marcus : les jours qui précèdent le combat, il convient de ne s'entraîner qu'à soixante-dix pour cent de son maximum, pour laisser bouillonner et monter en soi cette rage qu'on ne laissera exploser que le soir du match. 

- Qu'est-ce que ça veut dire ? 

- Que lorsque vous avez une idée, au lieu d'en faire immédiatement l'une de vos illisibles nouvelles que vous publiez ensuite en première page de la revue que vous dirigez, vous devez la garder au fond de vous pour lui permettre de mûrir. Vous devez l'empêcher de sortir, vous devez la laisser grandir en vous jusqu'à ce que vous sentiez que c'est le moment. Ceci sera le numéro... A combien en sommes-nous ? 

- A 18.

- Non, nous en sommes à 17.

- Pourquoi me demandez-vous, si vous le savez ? 

- Pour voir si vous suivez, Marcus. 

- Alors 17, Harry... Faire des idées...

- ...des illuminations."

Il y a également beaucoup d'autres personnages dans ce livres. 

 

16- "Harry, combien de temps faut-il pour écrire un livre ? 

- Ca dépend. 

- Ca dépend de quoi ? 

- De tout." 

 

Attention, beaucoup de personnages ne veut pas dire trop ! L'auteur prends son temps et nous les faits découvrir au fil du livre

 

15- "Qu'est ce que vous en pensez ? 

- C'est pas mal. Mais je crois que vous prêtez trop d'importance aux mots. 

- Les mots ? Mais c'est important quand on écrit, non ?

- Oui et non. Le sens du mot est plus important que le mot en lui-même.

- Que voulez-vous dire ? 

- Eh bien, un mot est un mot et les mots sont à tout le monde. Il vous suffit d'ouvrir un dictionnaire, d'en choisir un. C'est à ce moment-là que ça devient interessant : serez-vous capable de donner à ce mot un sens bien particulier ? 

- Comment ça ? 

- Prenez un mot, et répétez-le dans un de vos livres, à tout bout de champ. Choisissons un mot au hasard : mouette. Les gens se mettront à dire, en parlant de vous : 'Tu sais bien, Goldman, c'est le type qui parle des mouettes.' Et puis, il y aura ce moment où, en voyant des mouettes, ces mêmes gens se mettront soudain à penser à vous. Ils regarderont ces petits oiseaux piailleurs et ils se diront : 'Je me demande ce que Goldman peut bien leur trouver.' Puis ils assimileront bientôt mouettes et Goldman. Et chaque fois qu'ils verront des mouettes, ils penseront à votre livre et à toute votre oeuvre. Ils ne percevront plus ces oiseaux de la même façon. C'est à ce moment-là seulement que vous savez que vous êtes en train d'écrire quelque chose. Les mots sont à tout le monde, jusqu'à ce que vous prouviez que vous êtes capable de vous les approprier. Voilà ce qui définit un écrivain. Et vous verrez, Marcus, certains voudront vous faire croire que le livre est un rapport aux mots, mais c'est faux : il s'agit en fait d'un rapport aux gens."

 

Un personnage peu présent mais que j'ai également beaucoup aimé et la mère de Marcus

14- "Vous voyez, Marcus, notre sociéré a été conçue de telle façon qu'il faut sans cesse choisir entre raison et passion. La raison n'a jamais servi personne et la passion est souvent destructrice. J'aurais donc bien de la peine à vous aider. 

- Pourquoi me dites-vous ça, Harry ? 

- Comme ça. La vie est une arnaque. 

- Vous allez finir vos frites ? 

- Non. Servez-vous si le coeur vous en dit. 

- Merci, Harry.

- Ca ne vous intéresse vraiment pas, ce que je vous raconte ?

- Si beaucoup. Je vous écoute attentivement. Numéro 14 : la vie est une arnaque. 

- Mon Dieu, Marcus, vous n'avez rien compris. J'ai parfois l'impression de converser avec un débile."

En effet on va faire connaissance de la mère de Marcus à travers des conversations téléphoniques, et ont va rencontrer le cliché type de la maman protectrice. 

 

13- "Le danger des livres, mon cher Marcus, c'est que parfois, vous pouvez en perdre le contrôle. Publier, cela signifie que ce que vous avez écrit si solitairement vous échappe soudain des mains et s'en va disparaître dans l'espace public. C'est un moment de grand danger : vous devez garder la maîtrise de la situation en tout temps. Perdre le contrôle de son propre livre, c'est une catastrophe." 

La maman de Marcus est donc envahissante, protectrice, inquiète qu'à trente ans son fils ne soit pas marié, est-il homosexuel ? etc etc. Vous voyez le genre ?! 

12- "Apprenez à aimer vos échecs, Marcus, car ce sont eux qui vous bâtiront. Ce sont vos échecs qui donneront toute leur saveur à vos victoires." 

 

Pour résumer la maman de Marcus m'a fait beaucoup rire

 

11- "Frappez ce sac, Marcus. Frappez-le comme si toute votre vie en dépendait. Vous devez boxer comme vous écrivez et écrire comme vous boxez : vous devez donner tout ce que vous avez en  vous parce que chaque match, comme chaque livre, est peut-être le dernier."

 

Ce qui m'a beaucoup plu également dans ce livre, c'est les sujets abordés par l'auteur. 

10- "Harry, comment transmettre des émotions que l'on n'a pas vécues ? 

- C'est justement votre travail d'écrivain. Ecrire, cela signifie que vous êtes capable de ressentir plus fort que les autres et de transmettre ensuite. Ecrire, c'est permettre à vos lecteurs de voir ce que parfois ils ne peuvent voir. Si seuls les orphelins racontaient des histoires d'orphelins, on aurait de la peine à s'en sortir. Cela signifierait que vous ne pourriez pas parler de mère, de père, de chien ou de pilote d'avion, ni de la Révolution russe, parce que vous n'êtes ni une mère, ni un père, ni un chien, ni un pilote d'avion et que vous n'avez pas connu la Révolution russe. Vous n'êtes que Marcus Goldman. Et si chaque écrivain ne devait se limiter qu'à lui-même, la littérature serait d'une tristesse épouvantable et perdrait tout son sens. On a le droit de parler de tout, Marcus, de tout ce qui nous touche. Et il n'y a personne qui puisse nous juger pour cela. Nous sommes écrivains parce que nous faisons différemment une chose que tout le monde autour de nous sait faire : écrire. C'est là que réside toute la subtilité." 

L'auteur parle en effet de politique, de racisme... Il nous fait vivre l'actualité des années 70' et ça c'est vraiment top ! 

 

9- "Les mots c'est bien, Marcus. Mais n'écrivez pas pour qu'on vous lise : écrivez pour être entendu." 

 

L'univers dans lequel se déroule le récit est également très bien.

 

8- "Qui ose, gagne, Marcus. Pensez à cette devise à chaque fois que vous êtes face à un choix difficile. Qui ose, gagne." 

Il est en effet très bien retranscrit.

 

7- "Chérissez l'amour, Marcus. Faites-en votre plus belle conquête, votre seule ambition. Après les hommes, il y aura d'autres hommes. Après les livres, il y a d'autres livres. Après la gloire, il y a d'autres gloires. Après l'argent, il y a encore de l'argent. Mais après l'amour, Marcus, après l'amour, il n'y a plus que le sel des larmes." 

 

On débarque donc à Aurora, petite ville tranquille et sécurisée où la plupart des gens se connaissent. 

 

6- "Vous voyez, Marcus, les mots c'est bien, mais parfois ils sont vains et ne suffisent plus. Il arrive un moment où certaines personnes ne veulent pas vous entendre. 

- Que convient-il de faire alors ? 

- Attrapez les par le col et appuyez votre coude contre leur gorge. Très fort. 

- Pourquoi ? 

- Pour les étrangler. Quand les mots ne peuvent plus rien, allez distribuer quelques coups de poing." 

 

On n'a pas forcément beaucoup de descriptions des lieux... C'est difficile à expliquer mais pour autant on est vraiment dans l'ambiance des années 70'

 

5- "Un nouveau livre, Marcus, c'est une nouvelle vie qui commence. C'est aussi un moment de grand altruisme : vous offrez, à qui veut bien la découvrir, une partie de vous. Certains adoreront, d'autres détesteront. Certains feront de vous une vedette, d'autres vous mépriseront. Certains seront jaloux, d'autres intéressés. Ce n'est pas pour eux que vous écrivez, Marcus. Mais pour tous qui, dans leur quotidien, auront passé un bon moment grâce à Marcus Goldman. Vous me direz que ce n'est pas grand-chose, et pourtant, c'est déjà pas mal. Certains écrivains veulent changer la face du monde. Mais qui peut vraiment changer la face du monde ?" 

 

Il y a beaucoup de dialogues dans ce roman,ce qui rends la lecture très fluide et agréable ! 

 

4- "Lorsque vous arrivez en fin de livre, Marcus, offrez à votre lecteur un rebondissemnt de dernière minute. 

- Pourquoi ? 

- Pourquoi ? Mais parce qu'il faut garder le lecteur en haleine jusqu'au bout. C'est comme quand vous jouez aux cartes : vous devez garder quelques atouts pour la fin." 

Malgré tout, et oui il y a un mais...

 

3- "Votre vie sera ponctuée de grands événements. Mentionnez-les dans vos livres, Marcus. Car s'ils devaient s'avérer très mauvais, ils auront au moins le mérite de consigner quelques pages d'Histoire." 

Personnellement, j'ai mis du temps avant d'entrer dans l'histoire. 

2- "Parfois le découragement vous gagnera, Marcus. C'est normal. Je vous disai qu'écrire c'est comme boxer, mais c'est aussi comme courir. C'est pour ça que je vous envoie tout le temps battre le pavé : si vous avez la force morale d'accomplir les longues courses, sous la pluie, dans le froid, si vous avez la force de continuer jusqu'au bout, d'y mettre toutes vos forces, tout votre coeur, et d'arriver à votre but, alors vous serez capable d'écrire. Ne laissez jamais la fatigue ni la peur vous en empêcher. Au contraire, utilisez-les pour avancer." 

Ca n'est qu'à la moitié du livre que je suis réellement entré dans l'histoire et qu'ensuite je n'ai plus réussi à le lâcher ! 

1- "Le dernier chapitre d'un livre, Marcus, doit toujours être le plus beau."

Alors un conseil, accroche toi car ce livre en vaut vraiment la peine ! 

Même si j'avais deviné qui était le coupable de ce double homicide, j'ai été réellement surprise par les nombreux rebondissements qu'apporte l'auteur à son récit ! 

De l'angoisse, du rire, de l'humour, de la culture, de l'amour,... l'auteur nous mets de tous dans son livre et mon Dieu que c'était bon ! 

Je suis passé par tout un tas d'émotion ! Ce livre a été une grosse claque

Qu'est ce que ça fait du bien de lire un livre qui vous fait cet effet là

 

TJ

 

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